Crêpe au Nutella, rue Mouffetard

Je commence à voir le bout de mon année à Paris, et je me mets à méditer sur ces 9 mois de vie de rêve que je viens de passer.

C’est drôle, j’avais commencé ce blog alors qu’une autre année à Paris prenait fin.

C’était il y a trois ans. Certaines choses ont changé: j’étais étudiante hypokhâgne au lycée Louis le Grand et j’ai sauté quelques étapes pour me retrouver à Normale Sup’ en Erasmus.

Il y a quatre ans exactement, j’ai choisi à la dernière minute, et de plein gré, de passer mon année sabbatique dans une prépas parisienne, aux regards ahuris de tous.

En septembre 2015, je suis arrivée à Paris, à défaut d’une réponse d’Oxford (que j’attends toujours!) à ma demande de sauter la “3rd year abroad” qu’à la surprise de tout le monde je ne souhaitais pas faire.

Quand j’y pense maintenant, sans ces déviations, je n’aurais jamais passé une des plus belles années de mes 22 ans. Je ne serais pas allée au Vietnam voir ma famille pour le Têt après 4 longues années sans se voir, je n’aurais pas découvert l’Italie, je n’aurais pas rencontré les amis incroyables que je me suis faits, je n’aurais pas eu la chance de développer mon intérêt pour la photo, et je ne serais pas tombée sur des opportunités en or qui m’auront permis d’allier ma passion à un potentiel choix de carrière.

Si les choses s’étaient déroulées comme prévu, je serais aujourd’hui libérée des exams finaux d’Oxford tant redoutés, épuisée des révisions, au chômage, la tête pleine de rêves et de voyages inachevés.

C’est drôle, comment la vie est faite. Certains appellent ça le destin… D’autres diraient que c’est juste du bol et que j’ai fait des “major life decisions”, sur le fil, et qui finalement ont bien tourné.

En tout cas ce que je peux tirer de 2013 et 2016, deux années passées de manière tellement différentes à Paris, reliées par la ligne de bus 27 qui me prend et me dépose toujours à l’arrêt “Feuillantines“, c’est que la meilleure crêpe au Nutella de tout Paris est bien toujours au 36 rue Mouffetard, à 2€ seulement, et que ça valait vraiment le coup de prendre ces quelques détours pour me glisser cette crêpe débordante sous la dent au cœur du quartier latin.

FH000008(3)

En photo: ma sœur qui se régale
Pentax K1000, Fujifilm Superia X-Tra 400